Le mobilier de la Villa Cavrois au fil des ventes aux enchères...

retour sur les destinées des meubles de la villa, entre galeries, salles des ventes et retour au point de départ...

           

 

Proposé chez Sotheby's en 1987 après le décès de Madame Cavrois, une partie du mobilier revient en salle des ventes chez Camard en 2003. Une première partie des pièces acquises à cette occasion seront à nouveau sur le marché lors de la dispersion des collections du Château de Gourdon, en 2011 chez Christie's, vente aux cours de laquelle le Centre des Monuments nationaux (CMN) préemptera les meubles provenant du boudoir de Madame Cavrois... Quelques pièces seront proposées en 2012 par Sotheby's, elles aussi acquises par le CMN. D'autres réapparaîtront en 2015...

 

 

 1987 : vente Sotheby's

Arts Décoratifs du XXe siècle

comprenant Mobilier de Robert Mallet-Stevens provenant de la Villa C. à Croix

Dimanche 5 avril 1987 - Monaco



(cliquez sur la couverture pour voir les extraits du catalogue)

 

La dispersion du mobilier

(extraits de Robert Mallet-Stevens, La villa Cavrois, par Richard Klein, éditions Picard, 2005 - pages 147-148)

"Quelques temps avant le changement de propriétaire, une grande partie du mobilier, comprenant aussi celui qui faisait corps avec l'architecture, est vendue par les anciens propriétaires. La société Sotheby's organise une vente à monaco le dimanche 5 avril 1987 et édite pour l'occasion un luxueux catalogue qui doit être le support promotionnel d'une vente annonçant en sous-titre la présence du mobilier de Mallet-Stevens provenant de la villa Cavrois.

Le regroupement d'objets est impressionnant et les grands noms des arts décoratifs y sont représentés [...].

Le clou de la vente est constitué par le mobilier de la villa Cavrois. A côté des pièces maîtresses comme le mobilier du boudoir, on trouve aussi le résultat du dépeçage qui a précédé cette vente, bien symbolisé par la reproduction d'un des miroirs du hall d'entrée [lot n° 274], simple glace entourée d'un cadre métallique ayant perdu toute signification séparée de son support et de son dispositif d'angle, ou encore une Hermine des frères Martel [lot n° 308] qui était restée tranquillement depuis 1932 sur la cheminée du coin feu du salon.

Certaines illustrations du catalogue sont en couleur et représentent donc des documents inédits. C'est ainsi la première fois et la seule fois qu'est publiée une image en colorée du mobilier néoplastique de la chambre de jeune homme, représenté par une petite table de chevet asymétrique en bois peint bleu, rouge, blanc, noir et brun.

Si des photographies anciennes attestent de l'emplacement d'origine et de l'authenticité de certains lots mis en vente, dans l'empressement, les vendeurs et les auteurs du catalogue ont cependant commis quelques erreurs. Plusieurs meubles comme les deux lits de gouvernantes ou le bureau de Paul Cavrois sont, sans contestation possible, dessinés par Pierre Barbe pendant la période où il réalise les aménagements de la maison. Certains autres meubles sont le résultats des modifications de Pierre Barbe à partir des meubles originellement dessinés par Mallet-Stevens. La plastique d'autres meubles permet de mettre en doute l'attribution et les légendes du catalogue. Une table-desserte en bois peint présente ainsi de curieux détails peu courants dans les dessins de Mallet-Stevens et l'origine d'un tabouret-escabeau en chêne sera contestée par Jean Cavrois. Ces erreurs, approximations et fausses attributions jettent le discrédit sur l'ensemble de la vente qui est un échec commercial. Seuls treize des quarante-deux lots sont vendus et les autres éléments sont dsipersés chez les marchands spécialisés."

(extraits de Robert Mallet-Stevens, La villa Cavrois, par Richard Klein, éditions Picard, 2005 - pages 147-148)


  

  

en haut à gauche, catalogue Sotheby's p. 100 ; en haut à droite, catalogue Sotheby's p. 115, lot 294

en bas à gauche, catalogue Sotheby's, p. 121 (lots 308 à 310) ; en bas à droite, Meubles dessinés par Pierre Barbe, in "La villa Cavrois", Richard Klein (Ed. Picard), p. 145


 

1992 : Galerie Arc en Seine


(extraits de Robert Mallet-Stevens, La villa Cavrois, par Richard Klein, éditions Picard, 2005 - pages 147-148)

"En 1992, la galerie Arc en Seine présente une partie du mobilier de la villa Cavrois lors du Salon de mars à Paris et annonce la tenue de son stand dans les magazines en utilisant une photographie de la façade sud de la villa. Le stand de l'antiquaire est composé principalement des meubles du boudoir de Madame Cavrois ainsi que de ceux de la salle à manger et du salon de la villa Cavrois, auxquels sont adjointes opportunément quelques pièces additionnelles et des maquettes en bois peint des arbres cubistes de l'exposition de 1925. Le mobilier de la villa Cavrois réapparaît la même année dans la revue Galerie Magazine, sous la forme d'un reportage complaisant décrivant l'intérieur d'un galeriste parisien à la mode, Karsten Greve. Ce dernier a en effet meublé son appartement de la rue Mallet-Stevens avec les pièces exposées par la galerie L'Arc en Seine à paris, ceux dont l'authenticité ne faisait aucun doute."


"C'est ainsi que Mallet-Stevens est en quelques sorte revenu chez lui : la salle à manger des enfants Cavroix (sic), en placage de zébrano et métal, a trouvé place dans le studio, de même que quatre fauteuils club en noyer massif provenant du grand salon. La coiffeuse en sycomore et aluminium est passée du boudoir de Croix à la chambre de la villa Martel ainsi que les deux tabourets en laque blanche prévus pour la salle de bain".

Florence Camard, La villa Martel de Rob Mallet-Stevens, Galerie Magazine n° 51, octobre-novembre 1992, p; 83.




 


2003 : vente Camard

Arts décoratifs du XXe siècle


Mardi 17 juin 2003 - Hôtel d'Evreux, Paris




(cliquez sur la couverture pour voir les extraits du catalogue)



Le 17 juin 2003 a eu lieu, à Paris (Hôtel d'Evreux), une vente aux enchères organisée par Camard & Associés, au cours de laquelle était proposée la collection Karsten Greve comptant de nombreux meubles dessinés par Mallet-Stevens pour la villa Cavrois...
Cette double provenance (d’une part la collection du couple de galeristes Claudia et Karsten Greve mais plus encore l’origine des meubles conçus pour la villa Cavrois) est sans doute à l’origine de l’envolé spectaculaire des prix.
Dans le catalogue, la documentation précisait l’origine de ce mobilier, par des photos anciennes montrant les meubles en situation dans la villa. La villa a manifestement sa place dans le processus de valorisation. Pour ce mobilier, la mention de sa relation à la villa Cavrois contribue, dans la distance et dans la durée, à la fixation des prix : et d’abord parce qu’elle est une garantie d’authenticité.
L'Association a sollicité différents mécènes privés, malheureusement sans résultat.
Quelques mois avant le démarrage des travaux de restauration du clos et du couvert, il nous semblait plus qu'opportun, primordial et évident même !, que l'ensemble des acteurs concernés (musées nationaux et locaux, DRAC, collectivités locales, mécènes...) se mobilisent pour tenter d'acquérir le plus grand nombre de pièces, qui auraient pu ainsi, à terme, retrouver leur place et leur sens dans l'édifice restauré...
Mais, aucune préemption n’a été prononcée.


   

  


Ci-dessus quelques pages extraites du catalogue montrant bien la relation entre l'image contemporaine du meuble et sa mise en situation historique dans la villa.

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Le Journal des Arts – n°174 – du 27 juin 2003

Mallet-Stevens couronné - L'esprit UAM à l'avant-grade des enchères.

Le 17 juin, la vente de prestige d'arts décoratifs du XX siècle de la maison de ventes Camard a totalisé près de 4 millions d'euros à l'hôtel d'Évreux, à Paris. La tendance Art déco moderniste y a triomphé, en particulier Mallet-Stevens, qui a remporté des enchères records.


L'esprit UAM (Union des artistes modernes) de Robert Mallet-Stevens a été porté au pinacle le 17 juin à l'hôtel d'Évreux. Les meubles provenant d'une importante villa construite par l'architecte près de Roubaix, la villa Cavrois (1929-1932), ont triomphé bien au-delà des espérances.

Énorme atout pour ces pièces : une provenance parfaite, à laquelle s'ajoute le passage par une autre villa construite par Mallet-Stevens pour les frères Martel, rue Mallet-Stevens, près de Roland-Garros, dans le 16e arrondissement de Paris. Cette dernière a été acquise au début des années 1990 par les galeristes allemands Claudia et Karsten Greve. En 1992, le couple a acheté à la galerie Arc en Seine le mobilier proposé à l'hôtel d'Évreux.

La coiffeuse du boudoir de madame, rigoureuse composition géométrique de pans de sycomore et de lames de métal poli, a atteint 377 355 euros, trois fois l'estimation. Cette performance est d'autant plus remarquable que ce meuble, passé en vente chez Sotheby's en avril 1987, était parti à l'époque pour environ 40 000 euros.

Deux paires de sièges, une paire de chauffeuses et une paire de fauteuils ont affiché, pour chacun de ces trois ensembles, 58 970 euros, le double de l'estimation. La table de salle à manger, au bois clair zébré de brun, avec piétement à claire-voie ancré sur un socle d'aluminium, accompagnée de ses six chaises, a été adjugée 148 655 euros, 10 000 de plus que l'estimation haute.

Emporté par cette vague d'enchères, un porte manteau mural en lame de métal provenant non pas de la villa Cavrois mais de la collection Souillac, est parti à 42 458 euros. Ce modèle se vend habituellement entre 10 000 et 12 000 euros.

La cote de Mallet-Stevens est en progression constante depuis 1996, date à laquelle Christie's a donné le départ de cette folle course en vendant 110 300 dollars le bureau en métal de la villa Noailles à Hyères, glorieusement estimé 9 000 dollars.

Malgré ces records, les experts prédisent un maintien des prix, d'autant plus qu'une exposition dédiée à l'oeuvre de l'architecte est prévue à Beaubourg pour 2005.

Louis Delaume et Elise Le Bel

 
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La Gazette de l’Hôtel Drouot – n°25 – 27 juin 2003

Mallet-Stevens, l'UAM triomphe

La dispersion de la collection du couple de galeriste Claudia et Karsten Greve rapportait 1 206 000 € (21 lots vendus sur 28, 1 non présenté). Constituée au début des années 1990 pour meubler leur appartement situé dans la maison des frères Martel, construite par Robert Mallet-Stevens, elle permet aujourd'hui de voir triompher les créations de cet architecte.

7 pièces possèdent un caractère historique, puisque provenant de la villa Cavrois, la demeure privée la plus vaste entièrement conçue par Mallet-Stevens.

Un autre meuble de cette villa, une bibliothèque ne provenant pas de la collection Greve, fût adjugé 65 000 €, portant à 8 pièces cet ensemble qui totalisait 920 000 €, soit plus du double des estimations hautes.

La vedette revenait –330 000 €, estimation triplée– à la coiffeuse qui ornait jadis le boudoir de la villa (voir reproduction).
Lors de la vente d'une partie du mobilier de la villa Cavrois, chez Sotheby's en avril 1987, ce meuble était parti pour 220 000 F (environ 43 000 € en valeur réactualisée).

Il était suivi, à 220 000 €, par la travailleuse en sycomore et métal ornant le même boudoir ; elle était estimée au plus haut 60 000 €.

Restons dans le boudoir avec, a 50 000 €, une paire de chauffeuses aux lignes géométriques affirmées et, pour le même prix, avec une paire de fauteuils tout aussi fortement architecturés. Pour la paire de tabourets à assise curule en bois laqué crème, provenant de la salle de bains des parents, il fallait aller à 30 000 €.

La table et les 6 chaises ayant meublé la salle à manger des enfants étaient les seules, avec 130 000 €, à se conformer à leur évaluation, ne dépassant que de 10 000 € l'estimation haute. Cet ensemble est en placage de zingana, la table au piètement à claire-voie reposant sur une base plaquée de feuilles d'aluminium.

La cote d'autres pièces de Mallet-Stevens ne provenant ni de la collection Greve, ni de la villa Cavrois était également tirée vers le haut.

S.A.


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Extrait du site gazette-drouot.com

arts décoratifs

Les arts décoratifs du XXe siècle récoltaient 4 077 185 euros frais compris durant cette soirée de vente. Les deux grandes tendances de l'entre-deux-guerres étaient représentées : d'un côté l'esprit décoratif, dont l'exposition de 1925 était le reflet, de l'autre celui plus épuré qui trouvera sa concrétisation en France en 1929 avec la fondation de l'U.A.M. (Union des artistes modernes).


Ce dernier axe triomphait ce soir, trouvant le renfort d'une double provenance, d'une part la collection du couple de galeriste Claudia et Karsten Greve (voir Gazette n° 23, page 29), et d'autre part, à travers elle, la maison Cavrois, la plus ambitieuse réalisation de Robert Mallet-Stevens.



Lire par ailleurs la page consacrée à cette vente (sélection d'articles de presse avant et après la vente).

 

2003 : vente Camard (suite et fin)  

Arts décoratifs du XXe siècle

Mardi 9 décembre 2003 - Drouot Richelieu, salle 16, Paris



(cliquez sur la couverture pour voir les extraits du catalogue)


Le 9 décembre 2003, deux autres meubles provenant de la villa Cavrois, mais non proposés lors de la vente du 17 juin, étaient à nouveau vendus par la maison Camard…

Une paire de fauteuils provenant de la chambre des parents était adjugée cinq fois l’estimation haute, mais une table de la même pièce ne trouvait pas preneur.


Extrait du site gazette-drouot.com


Le 17 juin dernier triomphait le mobilier dessiné par l'architecte Robert Mallet Stevens pour la villa Cavrois à Croix (1932) et provenant de la collection Claudia et Karsten Greve (voir Gazette n° 25, page 40).

Cette fois-ci, une paire de fauteuils, qui était dans la chambre des parents de cette villa, montait à 55 000 €, cinq fois l'estimation haute. Ils sont en placage de bois de palmier.
Le dossier et l'assise en tissu forment un L encadré par des accoudoirs plats s'appuyant sur les pieds antérieurs droits à sabot de laiton patiné, les pieds postérieurs partant en biais.

Juste avant, la table de la même pièce, estimée entre 18 000 et 23 000 €, ne trouvait pas preneur. […]


 


 

2011 : vente Christie's

Les collections du Château de Gourdon

Chefs-d'oeuvre du XXème siècle

Mardi 29 mars 2011 - Palais de Tokyo, Paris



(cliquez sur la couverture pour voir les extraits du catalogue)



En mars 2011 avait lieu la très médiatisée dispersion des collections du château de Gourdon, impressionnante collection d'art décoratif de la première moitié du XXe siècle comptant d'indéniables chefs-d'oeuvre, parmis lesquels le mobilier du boudoir de madame Cavrois, à nouveau de retour en salle des ventes.

Les six tomes de l'impressionnant catalogue étaient à l'image de l'évènement, annoncé à grand renfort de superlatifs par la maison Christie's.

Préalablement à la vente, les lots étaient exposés au public dans le prestigieux cadre du palais de Tokyo.


  




Jean-Louis Cohen, architecte et historien, y signait les notices bi-langues relatives à Robert Mallet-Stevens (tome I, pages 152-153) et à la villa Cavrois (tome I, page 160)

extraits :

"La maison contruite par Mallet-Stevens de 1929 pour l'industriel Paul Cavrois à Croix, dans la banlieue de Lille, intégrait dans un ensemble unique les différentes facettes de l'invention de son concepteur. Etendue sur près de soixante mètres de longueur sur un terrain horizontal, cette demeure particulièrement luxueuse tranche avec la disposition des maisons des années 20 par la symétrie pondérée des deux ailes flanquant la composition centrale. Celle-ci associe un volume orthogonal et une tourelle de plan circulaire. Les parements de briques évoquent les édifices néerlandais de Dudok. Mais, dans son extension horizontale, la villa démontre aussi l'excellente connaissance qu'avait Mallet-Stevens de l'oeuvre de Frank Lloyd Wright qu'il considérait comme 'grande, riche, logique'.

Elle n'a cependant rien de la fluidité intérieure des maisons de la Prairie, si elle en évoque la linéarité. Autour du hall-salon ouvrant par une paroi de verre sur le jardin, les pièces des deux niveaux constituaient, pour chacune d'entre elles, un univers unique tant par le traiement de leurs parois, tendues de marbre vert - la grande salle à manger, évoquant celle du palais Stoclet, ou revêtues d'acajou - le fumoir situé au rez-de-chaussée de la tour, que par le raffinement de leurs éléments mobiliers. Dans une éblouissante séquence, l'ensemble de la chambre des parents était traité en palmier, le boudoir - équipé d'une 'travailleuse' à transformations en sycomore, et les chambres d'enfants en chêne. Pratiquement aussi grande que la salle à manger, la salle de bains des parents occupait toute l'extrémité de l'étage, et constituait un exemple extrême d'hédonisme luxueux.

Détaché de son cadre originel dans les années 90, ce mobilier exceptionnel demeure le témoignage le plus éloquent de l'ensemble de la démarche de Mallet-Stevens."

Jean-Louis Cohen





Photos © Christie's


extraits du compte-rendu de la vente proposé le lendemain par Christie's :

"UAM - Union des Artistes Modernes

Robert Mallet-Stevens (1886-1945), président de l'UAM signe plus d'une trentaine de pièces dans la collection, un certain nombre provenant de sa collection personnelle ou faisant partie de commandes. Les oeuvres provenant de la villa Cavrois (lots 42 à 45) : une coiffeuse en placage de sycomore et lame de métal poli, ainsi que 3 fauteuils et une travailleuse de boudoir provenant de la villa située à Croix, dans le Nord de la France, retourneront dans cette prestigieuse villa construite par Robert Mallet-Stevens dans les années 1929-1932. Elles ont été préemptées par le Centre des Monuments Nationaux pour la villa Cavrois."


Lot 41 - Paire d'appliques de Jacques Lechevalier et René Koechlin - estimation 80 000 -120 000 €

Lot 42 - Coiffeuse de Mallet-Stevens - estimation 200 000 - 250 000 € - adjugé* 241 000 €

Lot 43 - Paire de chauffeuse de Mallet-Stevens - estimation 60 000 - 80 000 € - adjugé* 73 000 €

Lot 44 - Fauteuil de Mallet-Stevens - estimation 40 000 - 60 000 € - adjugé* 67 000 €

Lot 42 - Travailleuse de Mallet-Stevens - estimation 100 000 -150 000 € - adjugé* 121 000 €



Le lendemain était proposé la vente des livres et documents parmis lesquels plusieurs ouvrages de Mallet-Stevens.

Un exemplaire d' "Une Demeure 1934" (lot 138) estimé 600 - 900 € était adjugé* 1 625 €...


* source : site internet Christie's



2012 : vente Sotheby's

Arts décoratifs du XXème siècle & design contemporain

Mercredi 6 juin 2012 - Paris

 


(cliquez sur la couverture pour voir les extraits du catalogue)


En juin 2012, Sotheby's dispersait la collection d'Yvon Poullain, propriétaire de l'atelier du maître verrier Barillet réalisé par Mallet-Stevens. Parmi les 17 lots proposés (voir pages 65 à 82 du catalogue), se trouvaient plusieurs meubles provenant de la villa Cavrois, acquis lors de la vente Camard en 2003 par ce passionné de Mallet-Stevens : une paire de fauteuils provenant de la chambre des parents (lot 65), la table de la salle à manger des enfants accompagnée de ses 6 chaises  (lot 66) et une bibliothèque du bureau,  remaniée par Pierre Barbe  (lot 70). L'ensemble formé par la table de la salle à manger des enfants et ses 6 chaises était exposé au centre Pompidou lors de la retrospective consacrée à Mallet-Stevens en 2005.




La paire de fauteuils en placage de palmier, retapissés en velours beige et munis de sabots en laiton patiné, était mise à prix 15 000 - 20 000 €. Le lot 65 a été adjugé à 17 500 €*.

La table de la salle à manger des enfants, avec son épais plateau et un piétement en placage de zingana sur une base en aluminium, et les six chaises (assises et dossiers plaqués de zingana, montants et piétements en sycomore) étaient mises à prix 80 000 - 120 000 €. L'ensemble (lot 66) a été adjugé 96 750 €*.

Le Centre des Monuments Nationaux a fait l'acquisition de ces deux lots majeurs. Ces meubles emblématiques de la villa retrouveront donc leur localisation initiale à Croix.

La bibliothèque (lot 70), estimée entre 30 000 et 50 000 € s'est vendue 36 750 €*. 

* source : site internet Sotheby's




2015 : vente Artcurial

Design masterpieces

Mardi 27 octobre 2015 - Paris

(cliquez sur la couverture pour voir les extraits du catalogue)


Le 27 octobre 2015, Artcurial organisait une vente intitulée "Design Masterpieces", regroupant vingt lots de créateurs du XXe siècle, parmis lesquels Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Gerrit Thomas Rietveld, Ron Arad, Gaetano Pesce ou encore Ettore Sottsass...

Le lot 16 est constitué d'un des tabouret provenant de la salle de bains parentale de la villa Cavrois. L'estimation est de 30 000 - 50 000 €.

Le lot sera finalement adjugé 36 400 €.

 




2015 : vente Sotheby's

Important Design

Merdredi 16 décembre 2015 - New-York


(cliquez sur la couverture pour voir les extraits du catalogue)


Le 16 décembre 2015, Sotheby's New York organise une vente intitulée "Important Design", comprenant 180 lots dont un ensemble de trente lots regroupés sous l'intitulé "Masterworks of french design, from the Utterberg collection". Issus de cette collection, plusieurs meubles de Mallet-Stevens provenant de la villa Cavrois...

Le lot 19 est constitué de deux tables provenant du hall-salon de la villa. L'estimation était de 40 000 - 60 000 $  (36 690 - 55 035 €).
Après 25 enchères en une minute cinquante, le lot a été adjugé à 130 000 $ (162 500 $ frais inclus) pour le Centre des Monuments Nationaux.

Le lot 20 regroupe huit sièges à accoudoirs provenant également du hall-salon de la villa. L'estimation est de 20 000 - 30 000 $  (18 345 - 27 518 €).
A la seizième enchère en une minute quinze, le lot a été adjugé 48 000 $ (60 000 $ frais inclus) au Centre des Monuments Nationaux.

Le lot 30 est composé de deux chaises provenant du bureau de Mr Cavrois, estimées 8 000 - 12 000 $ (7 338 - 11 007 €).
Après 19 enchères en une minute trente, le lot a été adjugé 24 000 $ (30 000 $, frais inclus) au Centre des Monuments Nationaux.

La vente se déroulant aux Etats-Unis, l'Etat français ne pouvait faire usage de son droit de préemption. Il a toutefois réussi à mobiliser une ligne de crédit suffisante pour permettre l'acquisition de ces meubles d'origine, qui retrouveront bientôt leur place au sein de la villa Cavrois.

                             






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