Un possible transfert de propriété à une collectivité locale...
resté
sans suite
En 2004, l'Etat dresse une liste de Monuments Historiques lui appartenant qu'il serait prêt à céder aux collectivités locales volontaires. La villa Cavrois figure dans cette liste. Un délai d'un an était laissé aux collectivités pour faire acte de candidature... Lille Métropole Communauté Urbaine s'est montrée intéressée... a mis en place un comité de pilotage et a confié une mission préalable à des étudiants de l'Université de Compiègne...
Mais à l'issue du délai, LMCU n'a pas concrétisé ses intentions...
L'Etat, qui reste
donc propriétaire, décide de confier la gestion de la
villa Cavrois aux Centre
des Monuments nationaux (voir La Voix du Nord du 7
décembre 2007)...
Ci-dessous, un résumé chronologique
des différentes étapes de cet épisode
(2004-2007)....
Le 17 novembre 2004, soit un an jour pour
jour après
la remise du Rapport Rémond à Jean-Jacques Aillagon (voir
par ailleurs sur
le site), Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres, alors Ministre de
la
Culture et de la Communication, confirme la poursuite du processus de décentralisation
et la possibilité offerte aux collectivités territoriales
volontaires de se
voir transférer, à titre gratuit, la
propriété de certains Monuments
Historiques actuellement propriétés de l’Etat, et
ce en application de la Loi
du 13 août 2004 relative aux « Libertés et
responsabilités locales ».
La Villa Cavrois figure parmi les 178
monuments ou
sites dont l’Etat envisage de transférer la
propriété au profit d’une
collectivité territoriale (Région,
Département, Communauté Urbaine,
Commune…).
Un décret du Conseil d’Etat
est paru au
Journal Officiel en juillet 2005.
Les collectivités
intéressées disposaient alors d’un
délai d’un an pour présenter un dossier de
« reprise » qui sera
ensuite traduit au travers d’une convention, passée entre
l’Etat et la
collectivité volontaire, déterminant les conditions du
transfert et notamment
les modalités de prise en charge des programmes
d’investissement nécessaire à
la mise en valeur du monument transféré.
Dans le cas de la villa Cavrois,
l’absence actuelle
de programme de travaux pour l’intérieur et de projet de
réutilisation pourrait
rendre plus complexe un éventuel transfert…
Pierre Mauroy, alors Président de Lille
Métropole Communauté Urbaine, se dit « prêt
à relever le défi »…
Il a, à deux reprises,
évoqué cette
possibilité : lors du conseil de communauté du
vendredi 19 novembre 2004 et
lors de la cérémonie de pose de la première pierre
de la Maison de
l’Architecture et de la Ville (MAV), le samedi 20 novembre 2004
à Lille.
La presse locale s’est fait
l’écho de ses
propos (voir notre revue de presse - édition 2004) :
La Voix du Nord du dimanche 21 et lundi 22 novembre
2004 :
PATRIMOINE - Villa Cavrois : Pierre
Mauroy prêt
à « relever le défi » Deux
fois en deux jours, vendredi soir en conseil de communauté, hier
lors de la
première pierre de la future maison de l’Architecture et
de la Ville à Lille,
Pierre Mauroy a évoqué le destin de la villa Cavrois
à Croix. « Pour
le franc ou l’euro symbolique, je suis prêt à
relever le défi et à la reprendre
au nom de Lille Métropole, à condition que je sois
suivi ». Une
prudence qui explique que le président de LMCU ait fait cette
proposition
« en pointillés ». Aujourd’hui
propriété de l’Etat, cette splendide
maison construite sur les plans de Robert Mallet-Stevens au
début des années
1930 est en voie de restauration. Quant à savoir ce qu’on
pourrait y faire…
Première pierre – Une maison
de l’architecture à
Euralille […]
« Une formidable
idée ! » s’exclamera Pierre Mauroy.
L’occasion, pour le Président de
LMCU, ravi de voir ce secteur d’Euralille, symbole de la
modernité lilloise,
habité par un beau projet et proposant d’y installer,
annuellement ou une fois
tous les deux ans, une rencontre internationale de l’architecture
et de
l’urbanisme. L’occasion, aussi, pour reprendre une
idée évoquée publiquement,
vendredi soir, en conseil de communauté, quant à une
éventuelle reprise de
la villa Cavrois à Croix, dont l’Etat ne sait trop
quoi faire aujourd’hui.
Il y a quelques années, l’idée avait couru
d’installer là-bas une maison de
l’architecture. « Je relève le
défi, à condition que je sois
suivi ». Pour que Lille devienne « un
haut lieu de
l’architecture et de l’urbanisme ». J.-M. D.
L’Association était alors
prête à participer à l’élaboration
d’un projet de réutilisation
culturelle, en partenariat avec la collectivité candidate et
l’Etat, comme elle
l’avait fait en 2000, en collaboration avec la Direction
Régionale des Affaires
Culturelles Nord Pas de Calais (DRAC), le Centre des Archives du Monde
du
Travail à Roubaix (CAMT) et l’Ecole d’Architecture
de Lille - Régions Nord à
Villeneuve d’Ascq (EAL), dans le cadre d’un
précédent « projet de
réutilisation » élaboré (en août
2000) avant l’annonce du rachat par
l’Etat.
Le délai d'un an après la parution du décret s'est écoulé. Dans le Nord, trois monuments historiques propriétés de l'Etat ont trouvé "preneur"... mais pas la villa Cavrois...
Lille
Métropole Communauté Urbaine n'a pas, à
l'échéance du délai d'un an,
officiellement fait acte de candidature pour une reprise de
l'édifice...


La démarche de LMCU, au travers de l'étude confiée aux étudiants de l'Université de Compiègne, consistait à mener une réflexion préalable à une éventuelle décision de reprise de l'édifice...
A l'issue de sa réflexion, Lille Métropole Communauté Urbaine n'a pas souhaité reprendre l'édifice à titre gratuit...
C'est donc finalement l'Etat qui reste propriétaire et devrait confier la gestion du site au Centre des Monuments Nationaux.
Cet organisme gère, par exemple, la villa Savoye de Le Corbusier à Poissy...


< retour
au sommaire "Le Dossier"
>
|
|